
Saluons d'abord le
courage des auteurs (Grégoire Colard, qui fut son attaché de presse
ainsi que celui de France Gall pendant 15 ans, et Alain Morel du Parisien)
qui ont su éviter la complaisance, la langue de bois et ce, sans jamais
sombrer dans la facilité “people” (le récit est soutenu par des
interviews réalisées pour le livre ou reprises de publications).
Bien sûr, pour quelqu’un qui dédie un blog à la Véronique Sanson des années 70 ("le nuage rose et gris / de celle qui ne l'a pas suivi"*),
cet ouvrage était plutôt attendu. Et on doit toujours faire confiance
au temps qui passe : ce qui se chuchotait il y a 30 ans peut aujourd'hui
enfin sortir en librairie. Il aura sans doute fallu aux auteurs laisser
passer divers anniversaires (les 10 ans, puis les 15 ans suivant la
mort de l'artiste, les 30 ans de Starmania) et enfin, galanterie oblige, écrire la biographie de France Gall avant celle de son mari.
Le livre apporte son éclairage sur cette relation dans la mesure où Michel, modèle de discrétion, renvoyait toujours aux textes de ses chansons ceux qui souhaitaient en savoir plus. Ici on approche au plus près de ses tourments : on le voit dîner, au bord de l’évanouissement, le soir du mariage de Véronique en 1973, avec Bernard de Bosson, qui y a assisté le jour même [update 2015 : on a retrouvé des photos de Bernard de Bosson à la party qui a suivi la cérémonie, il n’a donc pas pu dîner avec Michel le soir-même – il l’a sans doute vu le lendemain, ce qui n’est somme toute pas très important…], on l’imagine se glisser incognito, en compagnie de Grégoire Colard, dans la salle du Palais des Sports, en 1978, et d'autres détails encore.
Pour autant, le livre n’est jamais manichéen (la méchante Véronique contre la pauvre France Gall, caricature trop souvent donnée par les intervenants sur les forums internet – intervenants à qui on a envie de souhaiter de vivre un jour “l’amour le vrai, vous comprenez le grand amour” –
ce qui peut arriver plus d’une fois dans une vie.). On pense aussi que
ce sera peut-être un soulagement pour Véronique de voir là, confirmés noir sur blanc par un proche et confident de Michel (Grégoire Colard), ses échanges avec Michel Berger par chansons interposées. Michel Berger ne s’est exprimé – à ma connaissance – qu’une seule fois sur le sujet : dans une interview donnée à Elle, parue le 26 octobre 1981 (voir plus bas).
Dernière en date – même s'il n’est hélas plus question d’échange – l’énigmatique L’homme de farandole (2005) et ses textes à tiroirs dans lesquels Véronique a réussi à glisser deux verbes-titres de chansons écrites par Michel pour France : “Voilà l’idole / Sans résister tu voulais faire la guerre à tout ce qu’il aime / Sans te débrancher / De ses idées”. [update janvier 2012 : ceci n’était qu'une interprétation libre : interrogée à propos de cette chanson, Véronique avoue que c’est bien inconsciemment qu’elle a utilisé ces deux verbes.]
Petite
erreur relevée dans cet ouvrage : le concerto de Véronique (page 45) a
bien été écrit. Extrait du texte qui accompagne l'intégrale, par Yann
Morvan : Elle compose à son tour un
concerto pour deux flûtes, deux clarinettes et orchestre, qui restera à
l’état de partitions. Incapable, bien sûr, de les transcrire elle-même,
et pas toujours familière avec la tessiture des instruments de
l’orchestre, elle est épaulée par Hubert Rostaing pour une partie, pour
l’autre par Christian Bellest, dont la famille, seule, a conservé
jusqu’à aujourd’hui des fragments de cette œuvre fantôme.
Véronique et Michel chez Julien Clerc, été 1972
(la 2e photo est parue dans Poster Magazine de septembre 1972)
Autre chose : ce qui est annoncé comme le scoop du livre par France-Dimanche n’en est pas un. En 1997, dans Michel Berger, Quelques mots d'amour, Jean-François Brieu et Éric Didi révélaient déjà le nom de “la jeune femme d’origine allemande”, que les proches de Michel continuent à fréquenter…
[Update octobre 2015 : Fabienne Thibault et Bernard Saint-Paul mentionnent également Béatrice Grimm dans Douce France d’Alain Wodrascka (Éditions Du Moment).
Update 2021-22 : Yves Bigot a retrouvé la trace de Béatrice Grimm, en a dit davantage dans une nouvelle version de son livre Quelque chose en nous de Michel Berger, parue le 18 mars 2022]
Grégoire Colard et Véronique au micro de FG au Banana Café en 1985.
Le
début du récit est assez bouleversant ; l’enchaînement jusqu’au départ
de Véronique, l’utilisation de dialogues (mis, par exemple, dans la
bouche de Colette Sanson qui doit aller trouver Michel et lui expliquer
où se trouve Véronique) donnent à penser – nul besoin d’être prophète –
qu’un jour cette histoire, infiniment romanesque, fera l’objet d’un film. [update : Et
d’ailleurs, depuis quelques années, Julien Tricard, neveu de Véronique,
a un projet de film biographique sur la vie de sa tante.]Le livre apporte son éclairage sur cette relation dans la mesure où Michel, modèle de discrétion, renvoyait toujours aux textes de ses chansons ceux qui souhaitaient en savoir plus. Ici on approche au plus près de ses tourments : on le voit dîner, au bord de l’évanouissement, le soir du mariage de Véronique en 1973, avec Bernard de Bosson, qui y a assisté le jour même [update 2015 : on a retrouvé des photos de Bernard de Bosson à la party qui a suivi la cérémonie, il n’a donc pas pu dîner avec Michel le soir-même – il l’a sans doute vu le lendemain, ce qui n’est somme toute pas très important…], on l’imagine se glisser incognito, en compagnie de Grégoire Colard, dans la salle du Palais des Sports, en 1978, et d'autres détails encore.
Avec l’ingénieur du son Roger Roche au Studio de la Gaîté
pendant l’enregistrement de l’album “De l’autre côté de mon rêve” en 1972
© Collection Fabien Lecœuvre
pendant l’enregistrement de l’album “De l’autre côté de mon rêve” en 1972
© Collection Fabien Lecœuvre
Dernière en date – même s'il n’est hélas plus question d’échange – l’énigmatique L’homme de farandole (2005) et ses textes à tiroirs dans lesquels Véronique a réussi à glisser deux verbes-titres de chansons écrites par Michel pour France : “Voilà l’idole / Sans résister tu voulais faire la guerre à tout ce qu’il aime / Sans te débrancher / De ses idées”. [update janvier 2012 : ceci n’était qu'une interprétation libre : interrogée à propos de cette chanson, Véronique avoue que c’est bien inconsciemment qu’elle a utilisé ces deux verbes.]
France Gall et Véronique interprétant La groupie du pianiste (Taratata, janvier 1994)
Cet album a été initié alors que Véronique vivait encore avec Michel 44 avenue de New York. Il faut rappeler ici que Véronique n’a pris ce fameux aller simple pour rejoindre Stephen Stills à New York que fin février 1973, et a donc eu le loisir d’écouter les premières chansons composées par Michel pour ce premier album… Le fameux et légendaire épisode de son départ alors qu’elle est attendue en studio pour finaliser son deuxième LP en octobre-novembre 1972 ne correspond qu’à une fugue de quelques jours à Londres avec Stills, pas au départ pour le rejoindre à New York.
Sur une bande de maquettes studio de l’album “Cœur brisé” conservée par Michel Bernholc, on entend la genèse des titres interprétés par Michel, très ému, à côté de Véronique (qui chante, elle, sur deux titres : Personne n’écoute et Je veux être avec toi). La maquette #2 de Pour me comprendre est en ligne ici.
Il reste donc de la place
pour un livre moins grand public (ou bien est-ce le rôle d'internet ?)
qui décrypterait ses textes, comme cette face B du 45 tours de France Mais, aime la, déjà très sansonien, À votre avis,
qui commence ainsi “Je téléphone à une amie / Pour qu’elle se penche
sur ma vie / Est-ce que je l’aime / À son avis” et qui semble
correspondre à une certaine réalité (une conversation entre France Gall
et Véronique**). Il y a bien eu une tentative en 2012 (Michel Berger-Véronique Sanson, L’addiction des contraires, Frédéric Legendre, auto-édité) mais la sortie du livre a été empêchée.
On pourrait aussi travailler sur la genèse des chansons de l’album “Cœur brisé” de Michel pour expliquer la présence non créditée dans les chœurs de la voix de Véronique sur Oublie-moi de sitôt – et peut-être sur d’autres titres (Personne n’écoute) – ainsi que ce très court duo prévu pour l’album puis écarté (Je veux être avec toi), à ce jour toujours inédit. Michel Berger en mai 1983 sur Radio 7 : “Dans la première mouture de mon album, elle chantait des trucs dedans. À un moment je me disais qu'on allait sortir les deux albums dans une espèce de coffret… » À écouter ici.
On pourrait aussi travailler sur la genèse des chansons de l’album “Cœur brisé” de Michel pour expliquer la présence non créditée dans les chœurs de la voix de Véronique sur Oublie-moi de sitôt – et peut-être sur d’autres titres (Personne n’écoute) – ainsi que ce très court duo prévu pour l’album puis écarté (Je veux être avec toi), à ce jour toujours inédit. Michel Berger en mai 1983 sur Radio 7 : “Dans la première mouture de mon album, elle chantait des trucs dedans. À un moment je me disais qu'on allait sortir les deux albums dans une espèce de coffret… » À écouter ici.
Cet album a été initié alors que Véronique vivait encore avec Michel 44 avenue de New York. Il faut rappeler ici que Véronique n’a pris ce fameux aller simple pour rejoindre Stephen Stills à New York que fin février 1973, et a donc eu le loisir d’écouter les premières chansons composées par Michel pour ce premier album… Le fameux et légendaire épisode de son départ alors qu’elle est attendue en studio pour finaliser son deuxième LP en octobre-novembre 1972 ne correspond qu’à une fugue de quelques jours à Londres avec Stills, pas au départ pour le rejoindre à New York.
Sur une bande de maquettes studio de l’album “Cœur brisé” conservée par Michel Bernholc, on entend la genèse des titres interprétés par Michel, très ému, à côté de Véronique (qui chante, elle, sur deux titres : Personne n’écoute et Je veux être avec toi). La maquette #2 de Pour me comprendre est en ligne ici.
Tous les titres du futur album sont déjà là sauf trois. On peut donc
déduire qu’ils ont été écrits/finalisés après le départ de Véronique : Si tu t’en vas, Ce que la pop music a fait d’une petite fille et Je t’aime vachement fort.
En revanche figure sur cette bande une chanson (sans titre) restée à
l’état de maquette et qui commence ainsi : “Et si j’étais Messire le Roi
/ Que je faisais subir ma loi / À tout le pays / Tu devrais te
soumettre / Toi aussi / Et tu devrais te mettre / À ma merci”. À relever
également, cette phrase dite par Michel dans une interview à Mademoiselle Âge Tendre
(n° 103, juin 1973) : “Dans ce disque, il y a plusieurs chansons qui
racontent des événements que j’ai vécus, mais… après que je les ai
écrites. » Spectaculaire prémonition…
À moins d’être foncièrement de mauvaise fois, on trouve un peu partout dans l’œuvre de Michel Berger des phrases vraisemblablement écrites pour Véronique, tel ce “Je retourne à la maison et je trouve ton mot”, évocation du légendaire mot laissé par Véronique au moment de son départ précipité pour New York en 1973 (dans L’amour est là) ? [mot d’autant plus légendaire qu’elle n’en a pas laissé : elle lui a dit qu’elle descendait acheter des cigarettes et n’est pas remontée… Alors de quel mot parle-t-il ?] ou ce “Un jour ma fée descendra d’un de ces oiseaux de nuit” (dans Attendre). Ou encore ce “On vous attend de l'autre côté de l’eau” (dans L’amour impossible) – pour n’en citer que trois et sans parler de chansons qui lui sont intégralement dédiées comme Le secret (discrète face B du 45 tours Écoute la musique, 1973).
À moins d’être foncièrement de mauvaise fois, on trouve un peu partout dans l’œuvre de Michel Berger des phrases vraisemblablement écrites pour Véronique, tel ce “Je retourne à la maison et je trouve ton mot”, évocation du légendaire mot laissé par Véronique au moment de son départ précipité pour New York en 1973 (dans L’amour est là) ? [mot d’autant plus légendaire qu’elle n’en a pas laissé : elle lui a dit qu’elle descendait acheter des cigarettes et n’est pas remontée… Alors de quel mot parle-t-il ?] ou ce “Un jour ma fée descendra d’un de ces oiseaux de nuit” (dans Attendre). Ou encore ce “On vous attend de l'autre côté de l’eau” (dans L’amour impossible) – pour n’en citer que trois et sans parler de chansons qui lui sont intégralement dédiées comme Le secret (discrète face B du 45 tours Écoute la musique, 1973).
Toujours en mai 1983 sur Radio 7 (“Michel Berger story”), extrait
d’interview par la Castafiore, alias Michèle Halberstadt : “On a
commencé par sortir l’album de Véronique. J’étais engagé comme
producteur et sortir mon album d’abord l’aurait fichu un peu mal… Je
produisais déjà celui de ma petite amie !” et plus loin : “On était sur
la même longueur d’ondes. On se parlait en chansons. On écrivait
ensemble. Pour son premier album, on a passé des heures à travailler la
partition de chaque instrument. C’est certainement l’album le plus
travaillé de tout ce que j’ai pu produire en studio. On a fait très peu
de télés. Par contre, on allait tous les soirs à la Tour Eiffel, c’était
sinistre ! Elle chantait Amoureuse devant des Japonais. J’y
pense à chaque fois que je passe devant.” Autre extrait, à propos du
présent : “On est à un tournant tous les deux. Il faut qu’on fasse
quelque chose de différent.” À écouter ici.
Entre messages d’espoir et de découragement (“À quoi sert de chanter tout ça / Encore une fois”, dans La chanson d’adieu, 1975), celui qui répétait “Qui connaît ma vie” dans Attendre, en 1980, parti bien trop tôt, aura emporté avec lui une bonne part de ses mystères.
Entre messages d’espoir et de découragement (“À quoi sert de chanter tout ça / Encore une fois”, dans La chanson d’adieu, 1975), celui qui répétait “Qui connaît ma vie” dans Attendre, en 1980, parti bien trop tôt, aura emporté avec lui une bonne part de ses mystères.
Michel, Alain Souchon, Jacques Higelin, Véronique, Laurent Voulzy et France Gall
au moment de l'enregistrement de la chanson SOS Ethiopie (mars 1985)
au moment de l'enregistrement de la chanson SOS Ethiopie (mars 1985)
Véronique et Michel chez Maxims, mai 1967 (© Studio G. Delorme)
Véronique et Michel chez Julien Clerc, été 1972
(la 2e photo est parue dans Poster Magazine de septembre 1972)
Autre chose : ce qui est annoncé comme le scoop du livre par France-Dimanche n’en est pas un. En 1997, dans Michel Berger, Quelques mots d'amour, Jean-François Brieu et Éric Didi révélaient déjà le nom de “la jeune femme d’origine allemande”, que les proches de Michel continuent à fréquenter…
[Update octobre 2015 : Fabienne Thibault et Bernard Saint-Paul mentionnent également Béatrice Grimm dans Douce France d’Alain Wodrascka (Éditions Du Moment).
Update 2021-22 : Yves Bigot a retrouvé la trace de Béatrice Grimm, en a dit davantage dans une nouvelle version de son livre Quelque chose en nous de Michel Berger, parue le 18 mars 2022]
Update 2022 : Le jour des 30 ans de sa disparition, j'ai mis en ligne une des deux démos de Pour me comprendre sur ce lien.
Dans Paris Match du 17 mars 2022
Dans Paris Match du 17 mars 2022
B O N U S
Michel berger Story sur Radio 7 en mai 1983
Extrait à écouter ici
Le Grand Format Michel Berger d’Évelyne Pagès (RTL) en ligne ici
Dossier de presse du 1er LP,
trouvé avec une carte de la main de sa mère :



Autocollant (10 x 10 cm) dédicacé
En 2006, dans la collection “Artistes de légende”,
le livret du CD de Michel Berger réussit un superbe tour de passe-passe :
faire disparaître la production des deux premiers albums de Véronique
en utilisant néanmoins les termes “WEA-Filipacchi” et “rencontre déterminante”
dans la même phrase et finalement parler de... Françoise Hardy !
Également, dans le superbe livre de photos de Thierry Boccon-Gibod,
“Michel Berger, Haute fidélité”, présenté sous la forme d'un dialogue avec France Gall,
on trouve la mention de Véronique dans une phrase
alors que son nom de famille n’a pas été utilisé dans les pages précédentes...
Extrait à écouter ici
Le Grand Format Michel Berger d’Évelyne Pagès (RTL) en ligne ici
Dossier de presse du 1er LP,
trouvé avec une carte de la main de sa mère :



Intérieur de la pochette du 1er album, Cœur brisé (1973) :
Michel, rue de Prony, avec sa nièce, Marine, à droite. © Jean-Marie PérierAutocollant (10 x 10 cm) dédicacé
En 2006, dans la collection “Artistes de légende”,
le livret du CD de Michel Berger réussit un superbe tour de passe-passe :
faire disparaître la production des deux premiers albums de Véronique
en utilisant néanmoins les termes “WEA-Filipacchi” et “rencontre déterminante”
dans la même phrase et finalement parler de... Françoise Hardy !
© Jean-Marie Périer
Également, dans le superbe livre de photos de Thierry Boccon-Gibod,
“Michel Berger, Haute fidélité”, présenté sous la forme d'un dialogue avec France Gall,
on trouve la mention de Véronique dans une phrase
alors que son nom de famille n’a pas été utilisé dans les pages précédentes...
TVgraphie (sélection années 60-70 uniquement, hors Starmania)
• 10 novembre 1963 : Discorama – La camomille (play-back) vidéo
• 30 avril 1966 : Jeunesse oblige – Jim s’est pendu (play-back) + interview (retour de 2 mois aux États-Unis)
• 13 mai 1973 : Sports en fête – Attends-moi (play-back)
• 27 juillet 1973 : Rond-Point des Chants – Attends-moi (voix direct sur PBO) + interview par Philippe Gosset et Mick Micheyl
• 1er septembre 1973 : Libre échange – Attends-moi (voix direct sur PBO) + interview
• 16 septembre 1973 : Sports en fête – Écoute la musique (play-back)
• 29 septembre 1973 : Top à Julien Clerc – Écoute la musique (play-back)
• 25 octobre 1973 : Par la grande porte – Le secret (direct)
• 27 octobre 1973 : Samedi-Variétés (RTS) – Attends-moi (voix direct sur PBO) vidéo
• 17 janvier 1974 : Ma rue – Écoute la musique (play-back) vidéo
• ??? 1974 : Samedi-Variétés (RTS) – Écoute la musique (direct) vidéo / La craie dans l’encrier (avec Catherine Lara) vidéo
• 9 mai 1974 : Domino – À moitié, à demi, pas du tout (direct) vidéo
• 18 mai 1974 : Miditrente – À moitié, à demi, pas du tout (play-back)
• 22 septembre 1974 : Sports en fête – Mon fils rira du rock’n’roll (play-back avec France Gall sur le piano) vidéo
• 29 décembre 1974 : Sports en fête – L’amour est là (play-back)
• 3 juin 1975 : Midi Première – [à vérifier]
• 29 juin 1975 : Les rendez-vous du dimanche – Seras-tu là (play-back) vidéo
• 25 juillet 1975 : Midi Première (en direct de Cusset, Allier) – [à vérifier]
• 9 août 1975 : Samedi est à vous – Seras-tu là
• 12 novembre 1975 : Point chaud – interview (à propos des Beatles)
• 8 janvier 1976 : Midi première – Quand un vicomte (direct avec Mireille) / L’amour existe encore (play-back)
• 17 janvier 1976 : Samedi est à vous – L’amour existe encore (play-back)
• 25 janvier 1976 : Les rendez-vous du dimanche (Avoriaz) – L’amour existe encore (play-back)
• 20 février 1976 : Midi première – Que l’amour est bizarre (play-back)
• 4 mars 1976 : Aujourd’hui madame – interview (à propos de Mireille)
• 22 mai 1976 : Numéro Un Émilie ou la petite sirène 76
• 20 juin 1976 : Les rendez-vous du dimanche – Ça balance pas mal à Paris (play-back avec France Gall)
• 10 juillet 1976 : Dix de der – Interview par Philippe Bouvard avec France Gall
• 11 juillet 1976 : Ring parade – Ça balance pas mal à Paris (playback avec France Gall)
• 18 juillet 1976 : Midi ring – Ça balance pas mal à Paris (play-back avec France Gall)
• ??? 1976 : ??? (RTS) – Seras-tu là (play-back) vidéo / Ça balance pas mal à Paris (play-back avec France Gall) vidéo
• 25 septembre 1976 : Numéro Un Michel Sardou – Ça balance pas mal à Paris (play-back avec France Gall)
• 10 novembre 1976 : Un sur cinq – Mon piano danse vidéo / Les mots simples vidéo / Message personnel vidéo / Mon bébé blond + interview
• 14 novembre 1976 : Les rendez-vous du dimanche – Mon bébé blond (play-back)
• 1er décembre 1976 : Les visiteurs du mercredi – Interview + Rendez-vous sur la Cienega / Les mots simples (playback)
• 19 février 1977 : Hebdo chansons hebdo musique – Mon piano danse (présenté par Patrick Grainville) (play-back)
• 8 octobre 1977 : Journal de 20 h A2 – Reportage sur France Gall à New York (on y aperçoit Michel)
• 25 octobre 1977 : Pile et face – Suis ta musique où elle va (direct avec orchestre)
• 4 janvier 1978 : Point chaud – Interview (à propos de l’année 1962, “Les grandes années du rock”)
• 8 février 1978 : Point chaud – Interview (à propos de l’année 1964, des Beatles)
• 11 mars 1978 : Numéro Un France Gall – L’amour est là (play-back) / Le monologue d’Émilie (au piano, accompagné au violon par Ivry Gitlis)
• 12 novembre 1978 : TF1 TF1 – Interview (à propos de composition) + extrait Les uns contre les autres au piano
• 18 novembre 1978 : Numéro Un Michel Berger – Mon piano danse / Medley avec Serge Gainsbourg / Mon fils rira du rock’n roll / duos au piano avec Gilbert Bécaud / La groupie du pianiste
• 25 janvier 1979 : Le grand échiquier – Message personnel (avec Mireille et Françoise Hardy)
• 31 décembre 1979 : La rue du Cherche-Minuit (RTS) – C’est pour quelqu’un (direct piano-voix) vidéo et Besoin d'amour, La déclaration, Attends-moi et Message personnel (direct piano-voix) vidéo
Quelques articles de presse rares
Dans Spécial Pop en octobre 1967, ces dernières phrases :
"Il n'a pourtant jamais réussi à s'imposer tout à fait. Il n'a encore que 20 ans" Salut les copains n° 75, novembre 1968
Salut les copains, septembre 1971
Extra n° 11, octobre 1971
Pop Music Hebdo n° 83, 18 novembre 1971

Une chronique rare : celle de Puzzle
dans Lui n° 96, janvier 1972
Salut les copains n° 139, mars 1974
Mademoiselle Âge Tendre en mai 1975,Michel est nommé meilleur auteur-compositeur :
Playboy en avril 1981 :
Michel y évoque le "tournant américain" de Véronique, "plus violent"



Elle n° 1868, 26 octobre 1981 :
une interview très honnête, sans doute la seule dans laquelle Michel avoue s’être adressé à Véronique “dans ses chansons d’amour”
Le 12 mai 1990, à Champs-Élysées, Michel Drucker interroge Michel sur France Gall et il est visiblement mal à l’aise. Il déglutit, se mord la lèvre inférieure et dit cette phrase que personne ne relève : “On a vécu ensemble quand même pas mal d’années” (au lieu de “On vit ensemble depuis pas mal d’années”)…
La vidéo est ici

Une chronique rare : celle de Puzzle
dans Lui n° 96, janvier 1972
Salut les copains n° 139, mars 1974
Mademoiselle Âge Tendre en mai 1975,Michel est nommé meilleur auteur-compositeur :
Playboy en avril 1981 :
Michel y évoque le "tournant américain" de Véronique, "plus violent"




Elle n° 1868, 26 octobre 1981 :
une interview très honnête, sans doute la seule dans laquelle Michel avoue s’être adressé à Véronique “dans ses chansons d’amour”
Le 12 mai 1990, à Champs-Élysées, Michel Drucker interroge Michel sur France Gall et il est visiblement mal à l’aise. Il déglutit, se mord la lèvre inférieure et dit cette phrase que personne ne relève : “On a vécu ensemble quand même pas mal d’années” (au lieu de “On vit ensemble depuis pas mal d’années”)…
La vidéo est ici
Dans Elle en 1986
À propos de la diffusion, le 16 septembre 2011 sur France 2
de Un jour, un destin consacré à Michel Berger,
la courageuse Sandrine Cohen a publié la chronique suivante.
Ça balance pas mal... à L'Illustré !

De la même Sandrine Cohen, ce texte paru dans Le Nouveau Quotidien du 4 août 1992, avec en bonus une interview à chaud de Véronique :
Au
téléphone, elle est effondrée. Elle sanglote, articule quelques mots qui
lui viennent : « C’est Michel qui m’a mise là où je suis maintenant.
C’est lui qui m’a fait travailler comme une malade, pour être prête à
sortir un premier album. On a connu aussi la douleur, le chagrin, quand
nos vies se sont séparées. Et je sais que, depuis, Michel me dédiait
toujours une chanson dans ses albums. Au début, ça m’agaçait… et puis,
petit à petit, j’ai eu envie de le revoir, de retravailler avec lui. Je
lui ai demandé de produire mon avant-dernier album « Allah », j’ai
découvert à quel point le lien qui nous avait uni était inaltérable. Je
sais aussi qu’à ses débuts, il était très malheureux parce que non
seulement le public le refusait, mais en plus on lui reprochait de
m’imiter. Ça le rendait malade. Mais personne n’a imité personne. On
était juste deux fous de musique qui avons travaillé des années et des
années ensemble. »
[ajout du 28 novembre 2019]
Lorsque France 2 a récemment posté sur Facebook la vidéo de Véronique chantant Quelques mots d’amour à Taratata, on a vu avec horreur ressortir de leur tanière les intégristes du couple Michel Berger-France Gall version image d’Épinal. La grande majorité des fans du couple est heureusement tolérante et bienveillante, mais il reste quelques hargneux et ils savent souiller les réseaux sociaux… On dirait des électeurs de Donald Trump : on pourra leur mettre sous le nez toutes les preuves du monde leur donnant tort, leur opinion semble gravée dans le marbre des tombes de leurs idoles.
Je suis alors entré en contact avec une femme que tout cela énerve prodigieusement. Quelqu’un qui a rencontré Michel Berger pour de vrai, quelqu’un qui souffre de voir l’homme sincère et incompris transformé en idole pour décérébrés. Elle a songé à témoigner, à écrire son histoire, à raconter leur amitié. Et puis, elle a douté. Les années ont passé… Michel est mort il y a 27 ans, il aurait 72 aujourd’hui.
À l’occasion de cet anniversaire, je lui ai proposé de s’exprimer pour ce blog :
Samedi 1er août 1992. Le téléphone sonne, c’est Michel, énervé d’abord : il en a assez de ces vacances qui n’en finissent pas, assez de se reposer et de tourner en rond, de ne rien faire, de ne même pas pouvoir jouer du piano (ce dernier lui ayant été confisqué, remisé et enfermé à clé). Ensuite sa voix s’adoucit : il dit qu’il a pris contact avec ses avocats, a enfin décidé d’entamer une procédure de divorce. Le rendez-vous est pris pour après-demain, lundi. Si sa voix est un peu lasse, rien ne laisse présager qu’il va mourir demain…
Vous vous demandez sans doute pourquoi une citoyenne belge lambda reçoit un appel téléphonique de Michel Berger, génie de la chanson française... ? Je vais vous raconter ce qui fut ma plus belle rencontre et qui a abouti à une solide amitié.
Septembre 1988. Avocate de profession, je dîne avec des confrères dans un restaurant des Champs-Élysées. Je m’y ennuie prodigieusement : les blagues graveleuses en « dessous de la ceinture », j’en ai ma dose. Je prends poliment congé et, en sortant, quelqu’un que je n’avais pas vu me dit : “Pénible, la conversation”. Énervée, je me retourne brusquement et aperçois des yeux narquois et un sourire en coin. C’est Michel Berger. Il était attablé dans un coin discret derrière nous. Peut-être avait-il dîné avec des amis et était-il resté un moment seul. Je balbutie un faible “oui”.
Nous faisons quelques pas ensemble, parlons, allons prendre un verre dans un endroit tranquille et, arrivés devant mon hôtel, il me demande si je peux lui communiquer mon numéro de téléphone.
Le lendemain je rentre à Bruxelles. Prise par mon travail, j’ai remisé cette rencontre dans un coin de ma mémoire quand mon téléphone sonne : “Bonjour, c'est Michel, alors toujours aussi pénibles les dîners ? À propos, je peux être à Bruxelles ce week-end. On pourrait se voir ?”.
Ainsi, lentement (je suis très sauvage et très timide), nous nous sommes “apprivoisés”, et une belle amitié est née. Nous avons pris l’habitude de nous voir lorsque nos agendas le permettaient, et avons sillonné ce “plat pays qui est le mien”. Bruxelles et sa Grand-place, la rue des Bouchers. Le musée Jacques Brel et celui de l'Art africain (à l’époque Michel travaillait avec Jacques Kerchace). Anvers et ses différents musées. Les Ardennes et leurs promenades au grand-air qu’il affectionnait tout particulièrement, loin de tout et de tous.
La mer ensuite, Ostende et sa jetée (qui n’existe plus aujourd'hui) où nous nous croyions en pleine mer. Knokke, le Zwin. Puis les Pays-Bas et l’Allemagne. Et enfin, son studio B dont il était si fier.
La “sauvage” que je suis a eu le privilège de rencontrer un homme gentil, à l’écoute, curieux de tout, pudique et d’un humour décapant. Le “sauvage” qu’il était a commencé, au fil des années, à me faire part de ses révoltes, de ses tristesses, de ses doutes, de ses craintes et de son désir de continuer sa vie (car on ne refait pas sa vie, on la continue) avec une nouvelle compagne rencontrée en 1991. Il voulait s’installer à Santa Monica, réaliser des films dont il composerait les musiques, former un groupe mais ne plus chanter.
Son album solo Ça ne tient pas debout devait être le dernier. Il estimait qu’avec cet album il avait tout donné et tout expliqué, lui qui disait souvent : “Je suis ce que j'écris”. Il visait d'autres buts.
En 1992, lorsqu’il me fait visiter le Studio B, il m’explique qu’il réalise encore un album avec son épouse, et puis vendra tout. Le Michel que je retrouve à cette époque a quelque peu changé. Il dit qu’il est à bout, stressé par cet album qui n’est jamais assez original aux yeux de son épouse, qu’elle n’arrête pas de le critiquer, lui faisant des scènes pas possibles devant les musiciens – ce qu’il me montrera plus tard sur des enregistrement vidéo. Heureusement, il repart aux États-Unis pour vivre un peu dans le calme auprès de sa compagne…
Lorsqu’il me fait écouter Double Jeu, je suis sidérée. Je lui dis que je n’aime pas (je ne sais pas mentir). On n’entend pas assez sa voix, noyée par des percussions. Je suis triste pour lui car je sais le mal qu’il s’est donné pour réaliser cet album.
Michel était un visionnaire et il savait que son divorce ne serait pas facile à accepter par certains fans (bien que sa vie privée ne regarde personne). Cela le rendait anxieux, le stressait et je me rends compte qu’il avait raison. Je comprends pourquoi il protégeait son nouvel amour et n’ose imaginer les réactions sur les réseaux sociaux vis-à-vis de cette personne s’il avait finalement pu divorcer pour vivre publiquement avec elle…
Michel était libre de ses faits et gestes. Il allait divorcer, n’aurait été ni le premier ni le dernier. Non, il n’allait pas “abandonner ses enfants” (comme je l’ai lu). Simplement il ne “roulait plus en tandem” avec son épouse.
Je tiens à rétablir la vérité en mémoire d’un homme qui m’a beaucoup apporté dans la vie, même si ce ne fut que durant 4 ans.
Michel, si j’étais une bulle d’oxygène pour toi, tu l’as été pour moi et je tiens à te rendre justice. Je te souhaite un bon anniversaire tout là haut.
Birdy
> Chronique écrite après la mort de France Gall
* C'est drôle, en voulant vérifier ces lignes tirées de C'est pour quelqu'un, je les trouve ainsi sur http://fr.lyrics-copy.com : “Comme s'il dédiait sa vie / Aux nuages roses et gris / Il sait qui ne l'a pas suivi /Qui n'est pas ici” !
** « J'étais amie avec Véronique bien avant de rencontrer Michel. Dans À votre avis, quand je chante “Je téléphone à une amie pour qu'elle se penche sur ma vie”, c'est de Véro qu'il s'agit. En réalité, c'est elle qui m'a appelée de New York, une nuit, à 4 heures du matin. Je lui ai confié : “Je crois que je suis en train de tomber amoureuse de Michel.” Il y a alors eu un blanc d'une minute, puis elle m'a répondu : “Je ne sais pas comment on fait pour ne pas tomber amoureuse de Michel”, et elle a raccroché. » (France Gall, en 2004)